Forum Festif 2022 au parc Oberthür de Rennes

Cette année encore, nous serons présents au parc Oberthür dimanche 4 septembre pour le Forum Festif. Venez nous rencontrer, ainsi que de nombreuses autres associations, sur place entre 14h30 et 18h30. Nous pourrons vous présenter le jumelage ainsi que nos activités, notamment celles prévues pour l’année scolaire qui débute, et nos projets à plus long terme.

Vous pourrez aussi sur notre stand découvrir l’origami, assister à une démonstration d’ikebana ou déguster un thé du Palais des Thés. Cela sera aussi l’occasion d’assister aux représentations de kamishibaï de Philippe Robert, à 16h et 17h45.

À très vite !

Forum Festif
Parc Oberthür, 82 rue de Paris, Rennes
Dimanche 4 septembre 2022
De 14h30 à 18h30

5 mars 2022 : le jumelage Rennes-Sendai retrouve son public au Roazhon Japan Festival

L’association des Étudiants du Centre Franco-japonais de Management organisait samedi 5 mars son deuxième Roazhon Japan festival, rue Jean Macé à Rennes : 900 personnes ont participé à une vingtaine d’ateliers, expositions, conférences, spectacles… Retour sur cet événement.

Après deux années de restrictions, ça fait plaisir de revoir du monde. Nous avions visité ce festival, en touristes, deux ans plus tôt. Gros festival pour une si petite équipe ! Chaque promotion du CFJM compte une douzaine d’étudiants. Tous partiront à l’automne pour un an au Japon. Cette année, sollicités par les étudiants et heureux de sortir enfin, nous sommes partenaires du festival, et intervenons de plusieurs manières.

Exposition de photos sur la ville de Sendai

Située dans le nord-est du Japon dans la région du Tohoku, Sendai, 1 million d’habitants, est jumelée avec Rennes depuis 1967. Ce samedi 5 mars en salle 207, une exposition de photos présente rapidement Sendai et sa région. Depuis les monstres de glace de la montagne Zao, aux 365 îlots de la baie de Matsushima, le département du Miyagi offre une grande variété de paysages et de saisons. Sans nous appesantir sur le drame, nous montrons aussi deux photos prises après le tsunami de mars 2011. Parmi nos visiteurs, plusieurs ont indiqué vouloir séjourner quelques jours à Sendai, dès que les voyages touristiques au Japon seront à nouveau autorisés.

Quelques panneaux de l’exposition

Stand Rennes Sendai

Tout au long de la journée, Kévin, Lucette et Johanna accueillent les visiteurs en proposant quelques objets : réalisations en pixel art, baguettes et thermos aux couleurs du Japon, marque-pages Manga Samouraï… Ces ventes nous permettent de financer en partie nos activités. Nous distribuons aussi des documents sur Sendai, et parlons de notre histoire, de nos activités, de nos projets… Peu nombreux (nous sommes 5 à faire fonctionner le jumelage de manière régulière), nous partageons volontiers notre intérêt pour Sendai et pour la culture japonaise.

Atelier Origami

Notre trésorière, Gwénaëlle, adore plier des papiers pour en faire des cœurs ou des animaux, c’est ce qu’on appelle l’origami (ori = plier, kami = papier). Ce samedi 5 mars, elle anime un atelier d’Origami ouvert à tous. C’est un franc succès ! Les 6 places disponibles sont prises d’assaut toute la journée. Gwénaëlle prendra juste une heure de pause pour déjeuner. Accessible à tous, avec un peu de patience et d’application, l’origami plaît toujours beaucoup.

En plein cours de pliage de grue avec du beau papier à motifs

Spectacle de Kamishibai

Invité par notre Association pour présenter son spectacle au Roazhon Festival, Philippe Robert fait salle comble… Le kamishibai, forme de théâtre dessiné, est encore peu connu mais il suscite beaucoup de curiosité. On se laisse emporter par ses contes, terribles ou drôles, du Japon ou d’Afrique. Pour Sendai, il a dessiné et écrit l’histoire du seigneur Date Masamune, dont la statue est l’emblème de la Ville de Sendai, qu’il a fondée en 1600.

Philippe Robert en pleine représentation…
…devant une salle comble.

Prochain rendez-vous samedi 9 avril

À bientôt pour un prochain événement, cette fois-ci sur le thème des fleurs : ce sera samedi 9 avril chez Papi Jean, à Noyal-sur-Vilaine à partir de 14h. Intitulé « De la cueillette au bouquet », cet après-midi animé par Cépourtoi ! est proposé au tarif de 40 euros tout inclus (entrée + prêt du matériel (pique-fleurs, sécateur) + végétaux à emporter à ensuite pour refaire le bouquet chez vous). Tarif réduit pour les adhérents Ikebana (25 euros), qui apportent leur matériel et sont plus autonomes. Cette animation en plein air, dans un beau paysage de campagne, permet de sortir des sentiers battus et de découvrir une forme d’art floral très répandue au Japon : l’ikebana. Possibilité de venir plus tôt pour pique-niquer sur place avec l’équipe d’animation.

Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/RennesSendai/

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Tremblement de terre à Sendai samedi 20 mars 2021

Sendai 10 ans après…

Ce matin samedi 20 mars 2021, grand soleil à Rennes, c’est le premier jour du Printemps. Je téléphone à mes amis Masae et Koichi KIKUCHI, à Sendai au Japon, comme je le fais une fois par mois, pour prendre de leurs nouvelles. Je dois toujours les appeler vers 10h du matin : chez eux il est 18h. Comme ils ont 80 ans tous les deux, ils se couchent tôt ! D’ailleurs à Sendai à 18h, même le 20 mars, il fait nuit.

En ce moment, souvenirs souvenirs… Je repense beaucoup au Grand tremblement de terre du Tohoku, qui le 11 mars 2011 a causé la mort d’environ 18 000 personnes (surtout à cause du tsunami qui a suivi). J’aimerais écrire un article sur le site internet du Jumelage Rennes-Sendai.

Ce matin au téléphone, c’est Koichi, le mari, qui m’a répondu… Après les salutations d’usage (je m’entraîne à parler un Japonais de politesse qui le fait beaucoup rire), nous échangeons sur mon projet d’article… Notre conversation est un peu approximative, car je m’efforce de parler japonais, mais je capte le sens général de ses remarques, et nous arrivons à bien échanger. Koichi propose de me mettre en contact avec un responsable de la Mairie de Sendai, qui pourrait répondre à mes questions.

Tout à coup j’entends à l’autre bout du fil un bruit lointain, comme un camion qui passe dans la rue, et Koichi me dit : « Tremblement de terre ! ». Il quitte le téléphone pour aller se mettre à l’abri, mais la communication se poursuit et je reste au bout du fil, à trembler moi aussi…

Même à 10 000 km de distance, cette colère de la Terre est terrifiante. Quand on n’a que le bruit, pas l’image, on imagine le pire. J’entends les meubles qui bougent, les murs et le sol qui tremblent, les objets qui s’entrechoquent… c’est de plus en plus fort, comme si plusieurs camions étaient maintenant en train de traverser cette maison que je connais si bien. Tendue au bout du fil, je crois voir la scène, la maison qui n’en finit plus de bouger, mes amis en danger… Et c’est long…

Enfin le bruit diminue, j’entends maintenant les voix de Koichi et Masae, qui discutent entre eux de ce qui vient de se passer. J’entends Masae qui allume la télévision pour avoir des infos : c’était un tremblement de terre de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter. Koichi reprend le téléphone et me dit que tout va bien, rien de cassé chez eux, ils ne sont pas blessés. Ouf, je suis secouée et je cherche quoi dire… Je lui exprime maladroitement mes sentiments, mon inquiétude, ma peur… Puis nous enchaînons sur le printemps, les fleurs dans le jardin, l’espoir de nous revoir bientôt. Nous finissons la conversation sur les salutations d’usage, et je raccroche.

Mon premier réflexe a été d’informer ma famille de ce qui venait d’arriver, puis j’ai repensé à notre conversation avec Koichi. Ce matin, après les politesses d’usage, je lui avais demandé comment ils se sentaient Masae et lui, dans le contexte actuel : tremblements de terre, crise du COVID, et les soucis de santé liés à leur âge. Koichi me disait que c’était très dur pour eux… Mais qu’ils arrivaient à entretenir leur moral, en échangeant comme ici avec leurs amis par téléphone, et en feuilletant ensemble les innombrables albums de photos de tous ces voyages et bons moments passés. En plus, me disait-il en riant (il rit beaucoup) : revoir de vieilles photos, évoquer des souvenirs, çà prévient Alzheimer ! Son épouse Masae était chercheuse à l’université de Sendai. Avant de prendre sa retraite, il y a vingt ans, elle a travaillé sur la mise au point d’appareils de mesure permettant de détecter les premiers symptômes des maladies cérébrales liées à l’âge, comme Alzheimer. Elle m’avait fait visiter son laboratoire, à l’université du Tohoku à Sendai.

Maintenant il est 11 h, j’ai fini mon article et je regarde, par la fenêtre, une mésange qui sautille sur la branche d’un cerisier. Les bourgeons commencent tout juste à fleurir…

Si j’étais patiente, j’essayerais d’écrire un haïku : La terre a tremblé. Sur la branche du cerisier, un oiseau sautille…

— Hélène Tattevin, présidente du comité de jumelage Rennes-Sendai

Derrière la création de « MINGEYE – Dans l’œil de l’artisan »

Le Projet Dorayaki, c’est un projet de recherche-action qui questionne le rôle social de l’artisan au Japon. Une des expressions tangibles du Projet Dorayaki sera l’exposition MINGEYE – Dans l’œil de l’artisan, accompagnée d’une conférence le 26 octobre 2019.

On m’a souvent demandé « Quel type d’artisanat ? » J’ai choisi des métiers de l’artisanat traditionnel, encore pratiqués à la main, en petites séries, selon les méthodes et les secrets transmis par les générations précédentes. C’est peut-être l’image la plus « romantique » (si vous me permettez ce chassé-croisé des époques et des cultures) de l’artisan, qui m’a séduite. Seul au milieu de la cour, répétant pendant quarante ans (souvent davantage) les mêmes gestes, inlassablement…

La plupart des artisans que j’ai rencontrés sont en effet dépositaires d’un savoir-faire ancestral. Je pense notamment à Ōtomo-san, artisan de pinceaux de calligraphie à Sendai. Il effectue ses gestes avec la précision des samouraïs, dont il dit être descendant. Même un œil avisé ne saurait déceler si le geste du mélange des poils du pinceau a été effectué seulement deux fois au lieu des trois requises. Une éthique personnelle et une rigueur respectueuse le mène à respecter le procédé qui lui a été enseigné et duquel il est aujourd’hui le seul juge et témoin.

(Mon premier contact avec la Fondation de Jumelage Rennes-Sendai s’est fait un peu par hasard, comme souvent au cours de ce Projet Dorayaki : une succession de rencontres et de recommandations. Je rencontre à Sendai l’énergique et cultivée Florence qui, outre ses activités d’enseignante, a aidé les reporters français par ses talents de traductrice lors de la catastrophe de 2011. C’est Florence qui me met sur la piste de Masami, de l’Association de Jumelage Rennes-Sendai. Un échange par email pendant quelques mois avec Masami, et soudain le projet surgit : ce sera une exposition de photographies et une conférence pour partager mes résultats de recherche, mes impressions et réflexions personnelles sur le Japon.)

Rendez-vous du 22 octobre 2019 au 2 novembre 2019 pour l’exposition à la Maison Internationale de Rennes. Conférence le samedi 26 octobre 2019 à 18h30, suivie d’un verre de l’amitié.

Avec le soutien de l’Association de Jumelage Rennes-Sendai, de la Fondation Franco-Japonaise Sasakawa et de la Maison Internationale de Rennes.

— Camille Ronceray
http://camilleronceray.com/

Grâce au lycée Sainte-Ursule-Eichi, vous savez tout sur les Kana-mojis !

L’association de jumelage Shimai Toshi Sendai a participé, pendant cinq jours du 13 au 19 mars, à l’accueil d’une délégation du lycée Sainte-Ursule-Eichi de Sendai. Cette délégation comprenait 4 lycéennes et 3 professeurs. Cet accueil était organisé conjointement avec la Maison Bleue et le lycée Saint-Martin, où madame Sato enseigne le japonais depuis de nombreuses années.

Mme Takahashi et une élève mettent la dernière main à la première œuvre de calligraphie dans l'auditorium de la Maison Internationale de Rennes, sous les yeux du public.
La première œuvre de calligraphie en cours de réalisation, lors du spectacle à la Maison Internationale de Rennes

Les 4 lycéennes et leurs professeurs avaient préparé, pour le public rennais, un spectacle très original de calligraphie japonaise, dans le cadre des Journées de la femme. En effet, selon le professeur Matsumoto qui présentait le spectacle, l’écriture simplifiée du japonais en kana-mojis a permis aux femmes japonaises d’accéder à la lecture et à l’écriture. C’est d’ailleurs une femme, Murasaki Shikibu, qui a écrit un des plus vieux romans japonais : Le Dit de Genji, au Xe siècle.

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Spectacle « Kana-moji, caractères nippons »

La calligraphie japonaise des Kana-moji, caractères destinés aux femmes dans l’histoire. Démonstration de calligraphie et présentation de la contribution de ces caractères à l’alphabétisation des Japonaises.

  • Conférence et spectacle de calligraphie
  • Auditorium de la Maison Internationale de Rennes (7 quai Chateaubriand, Rennes)
  • Vendredi 15 mars, 19h-20h
  • Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Cette manifestation est proposée pendant la période de la journée internationale des droits des femmes.

Les Kana-moji sont, si on les compare avec les Kanji (idéogrammes chinois), des lettres plus simples qui ont de plus l’avantage d’être purement phonétiques. Leur création a facilité chez les femmes l’apprentissage et l’usage de l’écrit.

Dans notre histoire, qu’elle soit occidentale comme orientale, l’éducation était prioritairement adressée aux hommes. Les femmes étaient alors considérées comme des êtres secondaires, inférieurs, dans la société.

Toutefois, au Moyen-Âge, les femmes écrivains qui commencèrent à écrire grâce aux kana-moji devinrent des personnalités importantes de la société. Issu du milieu noble, l’usage de l’écrit se répandit dans le reste de la population au fil des ans. Les Kana-moji contribuèrent à l’alphabétisation du peuple japonais. La création des Kana-moji permit de faire naître l’égalité homme-femme dans le domaine de l’écrit.

Cet événement est organisé en partenariat avec le lycée Sainte-Ursule-Eichi de Sendai.

Atelier et spectacle à la Maison Bleue

Samedi 16 mars, les élèves du lycée Sainte-Ursule-Eichi et leurs accompagnants seront présents à la Maison Bleue pour animer un atelier de calligraphie, ainsi qu’une seconde représentation du spectacle. Plus d’informations sur leur site web :